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jeunessemarocaine
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j'aimerais bien définir mon blog avec une simple citation : la vie est agir elle n'est pas à subir.
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28.06.2007
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La jeune fille pauvre qui cherche le bonheur

La jeune fille pauvre qui cherche le bonheur

Posté le 04.09.2007 par jeunessemarocaine
L’union de l’ivresse d’un homme et la maladie cardiaque d’une femme ont donné un jour comme fruit de leurs amours la vie à une petite fille aux yeux bleus comme le ciel, aux cheveux dorés, et une peau aussi blanche et douce que l’eau d’une rivière au milieu d’un jour printanier.
Elle grandit dans la beauté des prairies montagnardes, câlinée par le doux cœur de la nature, caressée par la virginité de la verdure. Quoique les cris de douleur de sa mère, et les crises de rage et de fureur de son père alcoolique l’arrachaient souvent du magnifique rêve vers la réalité poignante. A ses quatorzaines, elle trouva comme refuge, comme sortie de fugue, la lecture, l’imagination, le monde des princes et princesse, celui de cendrillon et du chat botté, pour s’éloigner des souffrances et trouver une solution au bonheur.
Un jour, lors de sa promenade, elle remarqua le train, nouvelle invention de l’orage scientifique, et pensa, je m’évaderai un jour de ce pénible monde, et lui seul aura la clef, la solution de sa fuite.
Elle travailla chaque jour, depuis sa secrète promesse, durement aux moissons pour rassembler le nécessaire d’argent pour son projet ; jusqu’à son seizième anniversaire, quand elle prit la route pour un nouveau chapitre de son histoire, cherchant toujours une solution au bonheur. Elle ouvrait ainsi une nouvelle feuille blanche dans son cahier pour tracer les lettres de l’innocence infantile.
La ville avec toutes ses lumières, ses richesses, et ses noblesses, n’a fait que négliger sa petitesse, sa pureté pour l’écraser avec les pas des va et vient sans pitié.
Facilement, elle trouva un métier comme une bonne chez une vieille qu’elle a rencontré à la gare où elle mendiait. Celle là la traitait d’une façon brutale, la frappait, et ne lui nourrissait que les restes des plats. La petite fille aux mains douces, n’est qu’une moche aux yeux cernés et aux paumes rêches. Elle se levait tôt le matin, pour nettoyer la maison, préparé le petit déjeuner, faire les courses avant que la famille hospitalière n’ouvrit les pupilles. La grisaille mélangée aux souffrances et mépris qu’elle subissait, donnèrent à la belle vie qu’elle a imaginé un ton triste et pénible.
Un jour, le mari de la méchante et le père des rudes aux enfants, revint à la maison. Tout changea, la femme paresseuse était tôt le matin à la cuisine pour diriger les préparations du repas, et les petits animaient le foyer avec leurs cris, et leurs rires en jouant avec leur papa. Cet homme aux joues ridées était le seul à lui sourire, à la défendre face aux critiques et aux battements de son épouse. Un soir, alors qu’elle rangeait la salle à manger, elle fit tomber un plat à cause de sa fatigue, l’homme se pencha donc pour le relever pour elle, pour l’aider ; ensuite, il caressa tendrement sa face et alla dormir.
Le jour suivant, elle dormit sur la chaise pendant qu’elle l’attendait pour le dîner, il rentrait toujours tard, l’un des inconvénients du travail commercial, la mariée épuisée s’endormit.
En rentrant, il l’a réveilla gentiment, l’opposé complet des cris de la chef, elle lui prépara ensuite avec toute affection le repas. En se tirant vers sa chambre, vers le lit, le moment du coucher qu’elle attendait depuis son réveil, il lui prit la main, et tout doucement la supplia pour lui tenir compagnie, il lui avait même donner un morceau de son pain qu’elle dévora ce qui l’amusa. Après le copieux dîner, il l’accompagna à sa chambre au grenier. Il lui souhaita bonne nuit et s’en alla, en fermant la porte derrière lui avec toute précaution et paix interne, elle tomba d’un choc venant de l’extérieur. L’homme calme, sincère et doux repoussa la porte avec toute sa force masculine et pénétra dedans, il bondit sur sa mince silhouette, tremblante de peur, devant la brutalité de toute l’espèce humaine depuis la nuit des temps. Il prit rapidement un habit usé jeté sur son lit et lui posa sur son visage, ensuit avec ses grosses mains empoigna les siennes au dessus de sa tête, puis ressentit un mal entre ses cuisses, un pique, puis vit une tâche de sang sur sa robe. Toute cette souffrance avait terminé à ce point là, il se retira après à sa chambre en la menaçant de la torturer si elle dit un mot de ce qui s’est passé. L’acte menaçant et pénible se reprit chaque nuit après son retour retardataire du job, mais son cœur ne sentit rien, elle ne rougissait point comme cendrillon lors de son mariage, elle n’était point heureuse comme blanche neige avec son prince sauveur. Le tout se passait d’une façon machinale sans émotions.
Un mois après leurs pratiques indécentes, la jeune fille pauvre perdit la connaissance en faisant le ménage. La femme perdit la raison, terrorisée du scandale du à la mort de la fillette maltraitée dans la communauté.
Le docteur qu’elle l’a emmenée à la maison pour sa bonne annonça que celle-là était enceinte, sans se rendre compte, elle regarda furieusement son mari, puis remercia le médecin que l’homme raccompagna à la porte.
La nuit, quatre grosses femmes l’arrachèrent de son sommeil profond et paisible, mirent une étoffe sur ses yeux et sa bouche puis la conduisirent vers un autre bâtiment et la posèrent sur un lit inconfortable comme le sien à la maison de la méchante. Elle ressentit une petite piqure sur sa peau fragile, puis s’endormit, le lendemain, elle ouvrit les yeux sur la route, sa robe de nuit pleine de sang, ne sentant plus la vie grandir dans son intérieur.
Elle vagabonda dans les ruelles étroites, parmi un brouhaha de rires, de cris, de pleurs, de klaxon…et soudain, elle colla son visage à une vitre d’un café où une assemblée de noble élégamment habillée la fascina, elle croit de nouveau dans les histoires des fées quoiqu’elle n’avait pas la sienne comme les ravissantes femmes dans cette fête qu’elle admira de loin. Néanmoins, cette fois, elle n’était plus la jeune fille pauvre innocente et gentille, elle va jouer dans leur monde avec ses propres règles en cherchant toujours une solution au bonheur.
Grâce à sa beauté, elle trouva facilement un métier de prostitution dans l’entourage royal, les heures alcooliques ont joué le rôle du destin pour la réunir d’un vieux, chauve, ridé, aux sentiments glacés. Celui là a su la maîtriser tout en jouant selon ses lois.
Le ciel brun et pluvieux, dans une nuit aussi noire que la mort, et les étoiles aussi rouge que l’enfer, il la demanda au mariage. Subjugué par sa fortune, elle accepta.
Elle marchait sur les tapis d’argent mais les manteaux de soie ne remplaçaient jamais la relation rocheuse.
La jeune dame riche qui a bu le lait du sein de la nature, et a grandi dans le refuge de la verdure mourra, chaque fois qu’un jeune couple se maria, chaque fois qu’une jeune femme accoucha…
Elle apprit alors au nouveau né d’une domestique la leçon qu’elle a mis toute sa vie à la comprendre :
Le vrai bonheur, c’est d’être bien avec soi avec les plus pauvres dépenses.



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